Par la lecture de votre livre, j'ai découvert que les Noirs se faisaient une très haute opinion des Blancs, ce que j'ignorais totalement.
Juste pour dire que nous avons aussi nos discriminations qui tiennent à la couleur de la peau (exemple les préjugés contre les personnes rousses), à la nature des cheveux (raides comme des baguettes de tambour ou pas) ou au statut social.

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A.

Votre livre est vraiment ancré dans la réalité. Les expériences vécues sont d'une grande actualité.
Vous osez parler des perruques que les femmes africaines portent et qui souvent ne les mettent pas du tout en valeur.
Très courageux. Bravo!

J'ai terminé la lecture de votre essai il y a quelques jours et vous remercie pour le travail que vous avez réalisé. Vous êtes parmi celles et ceux qui possèdent le pouvoir de changer notre monde.
J'approuve dans l'ensemble l'objectivité de vos affirmations. Mes constats, mes expériences et mes analyses sont développés dans votre livre. Je découvre même, par rapport à mes recherches sur de longues années, des coïncidences troublantes dans certaines de vos argumentations ou histoires vécues.
Certes pour d'autres situations, j'ai adopté un positionnement différent du vôtre. Tout en prenant du recul, je ne perds pas de vu que l'Afrique reste à l'origine de toute l'humanité mais cette histoire a été effacée ou falsifiée et continue à l'être sous nos yeux. Malheureusement nous sommes très très peu nombreux à œuvrer pour la renaissance de nos cultures et de posséder le souci de la transmission pour nos enfants et pour des générations futures.

Enfin, il m'est aussi arrivé de ne pas être d'accord avec vous, sur quelques rares points comme avec d'autres auteurs. Toutefois, avec ces derniers, nous avons pris le temps occasionnellement de nous expliquer sur nos divergences voire de compléter nos opinions, de corriger nos erreurs ou de préciser certains malentendus.

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Claire T.

Je viens de finir de lire votre livre et dois vous dire que j'ai trouvé votre style très proche de l'écriture d'un sociologue. En effet, ayant déjà lu un certain nombre de livres de sociologie il est remarquable pour un premier livre d'être à ce niveau.
J'ai appris beaucoup de choses sur les problèmes des Noirs que je ne pouvais pas soupçonner. Je préfère néanmoins dire " black" car les termes " noir " ou "blanc " me paraissent trop teintés de racisme ancien même s'ils sont plus directs.
Je pense que les témoignages de l'intérieur sont toujours plus
pertinents et plus éclairants. J'ai aussi trouvé des redites qui ont ralenti ma lecture comme l'histoire des cheveux. Je pense que vous parlez plus des filles que des garçons mais comme vous êtes mère de filles cela vous a peut -être inconsciemment influencé.
Les solutions que vous tirez de vos expériences semblent efficaces.
Il est certain que je ne faisais pas partie du public qui était visé par votre texte n'ayant pas d'enfant. Mais vous connaissant j'ai quand même essayé de rester objective.
Je tiens cependant à vous remercier de m'avoir ouvert l'esprit et je ne regrette pas cette lecture très instructive. Je suis désormais plus attentive et indulgente à l'égard de ces jeunes dont les comportements parfois m'irritaient. Maintenant je comprends les souffrances identitaires qui sont les leurs dues au manque de valorisation. Ceci peut expliquer, sans toutefois justifier, leurs attitudes de défiance et parfois de rébellion.
Cela fait des années que vous nous parliez de ce travail d'écriture et vous avez conduit votre projet jusqu'au bout, c'est qui est très rare pour un écrivain débutant.
J'ai cependant le sentiment que vous n 'avez pas tout dit et ne doute pas que, lorsque vous aurez fini la promotion de ce livre-ci, vous en écrirez un autre.

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Olivier M.

Tout d'abord mes félicitations pour le travail effectué, je mesure parfaitement toute l'implication mise dans la réalisation de l'ouvrage et les heures carrées (comme on dit) consacrées, alors vraiment : BRAVO / CHAPEAU!

Je comprends l'approche et je trouve les raisonnements censés et argumentés. Mais on a un décalage dès la base : nos points de vue sont significativement et fondamentalement différents et ce dès le titre. En effet, je ne me considère pas que je vis « chez les Blancs », je vis en France où selon les endroits, il y a des Blancs (certes plus nombreux), des mélanges, des Arabes, des Noirs, des Asiatiques, etc. Et je suis chez moi, étant à moitié Blanc OK mais ce n'est même pas le sujet, mon défunt père noir était ici chez lui et vous aussi êtes chez vous. Il y a des quartiers en France où les Blancs sont minoritaires (que les quartiers soient asiatiques, arabes, noirs (Africains ou Antillais), d'autres où les Noirs sont minoritaires. Donc je suis chez moi en France et pas chez les Blancs.

Ensuite dans l'approche, de mon point de vue le sujet est social et pas racial : je suis cadre de direction d'une grande banque et j'ai souvent eu plus d'une cinquantaine de "Blancs" dans mon service "sous mes ordres", ça ne me pose aucun problème, ça ne leur en pose pas (que je sache à quelques exceptions près).

En revanche quand je dois passer à Barbès (certaines agences de ma banque sont là bas) et que je vois les désœuvrés qui osent reprocher "aux Blancs" leur situation ça me choque grave, la responsabilité est chez eux et pas chez les Blancs. Mon père est arrivé en France avec 50 dollars US, il ne s'est jamais plaint "des Blancs" il a juste travaillé, c'est tout ce que les gens ont à faire : qu'ils soient Noirs, Blancs et fils d'ouvriers ou de chômeurs, beurs, etc.

Si on fait le nécessaire il n'y a plus de sujet : c'est pour moi le seul message à faire passer aux enfants. Après chacun a sa culture, le Breton, l'Alsacien, le Martiniquais, la Congolaise (:-)), le mulâtre franco-haïtien (:-)), et chacun en fait ce qu'il en veut. Certes, il y a un bon nombre de Blancs racistes : et alors ? Il y a des Noirs pareils (pas pour la même raison souvent car ils sont aigris mais le résultat est le même). Vous comprendrez donc que j'aie du mal avec cette rhétorique étant diamétralement opposé dès l'approche.

Par exemple, j'ai fait ce matin passer un entretien à un jeune français de souche pour un poste de stagiaire, j'étais accompagné de son futur tuteur (un français de souche également) qui est dans mon service, je lui ai dit à la fin de l'entretien : « Tu le prends si tu veux mais son accent de banlieue me dérange ça craint en réunion".
On est en France et c'est moi le "gros mulâtre" qui décide si je choisis de sortir un jeune fils d'ouvrier de sa mouise ou non, je ne pense pas que le jeune homme en question soit privilégié par rapport à un bon nombre de Noirs et métis.

Cela nécessiterait de plus longs développements mais j'espère avoir fait entrevoir ma façon de voir les choses. Je respecte néanmoins la vôtre, mais je ne suis pas OK, je trouve que ça frôle la victimisation, alors que la France nous ouvre toutes ses portes, ce n'est qu'une question de travail (ou de prière :-)).

Regardez sur le net qui est le plus grand neurochirurgien français :-).

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Adeline P

Ce livre est d'une très bonne facture et votre grande culture m'a impressionnée. Je doute cependant qu'il soit accessible à tous les parents n'ayant pas un minimum de bagage intellectuel.J'ai été marquée par votre volonté de tirer vos 3 filles vers le haut. Mais vous avez parfois été un peu dure avec les Blancs.

Au cours des mes études universitaires, j'ai pu côtoyer de Noirs et des métis dont je voyais l'implication et la « niaque» pour réussir. J'avoue n'avoir pas toujours fait preuve de la même motivation car je ne doutais pas de mon insertion professionnelle future en raison surement de mon statut social favorisée (jeune femme blanche, fille unique de ses parents plutôt aisés et qui a fait ses études dans des écoles privées).

Je me suis réjouie et ai souvent admiré la réussite de mes condisciples afro-descendants dans l'obtention des diplômes et de postes dans la haute fonction publique car, vu les efforts consentis, les difficultés sociales de certains, leur réussite me semblait tout à fait légitime. Je pense pourtant avoir été proche de certains d'entre eux mais aucun n'a jamais fait état des doutes que vous évoquez en raison de leur origine raciale.

Pour moi, c'est normal de voir des Harry Roselmak à la télévision et je n'ai pas le sentiment qu'il y ait de la discrimination en France.

En tout cas, je vais être plus attentive maintenant car à y bien regarder, ce n'est pas aussi rose que je le pensais.

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Blo

J ai terminé le livre "Elever des enfants noirs et métis chez les blancs". Il est critiquable mais surtout il est meritant ! Je suis heureuse d avoir lu ce type de thématique aussi important que cela soit merci à cette brillante auteure. Je ne deviendrai pas la même mère que ce que j aurai imaginé

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Anita

Waouh!
De la dynamite.
Beaucoup d'analyses intéressantes, des anecdotes pertinentes. Un livre qui fait réfléchir sur soi-même.
A mettre entre toutes les mains!

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Roland FRANCOISE

Pour ceux qui n'ont pas vu la dernière comédie en date du cinéaste martiniquais Lucien-Jean Baptiste ("Il a déjà tes yeux"), l'histoire est celle d'un couple antillo-africain, candidat à l'adoption, et qui se voit confier un bébé blanc.
Dans la réalité, la situation inverse est la généralité et on peut se demander comment ELEVER UN ENFANT NOIR OU METIS CHEZ LES BLANCS.
Annick Dzokanga s'est posée la question et a élaboré des conseils aux parents en partant de constations.
Les préjugés raciaux, y compris à l'école peuvent exister. Comment les combattre et préparer l'enfant.
Les résultats scolaire peuvent pâtir du fait qu'on fait partie de ce qu'on appelle maintenant une "minorité visible".
Un complexe d'infériorité peut également naître chez les enfants concernés.
Le fait de vivre à l'occidentale chez des parents européens doit-il empêcher ces adoptés de connaître la culture d'origine de leurs parents génétiques . Certes non, bien au contraire.
Ce ne sont que quelques points de cet ouvrage pédagogique concernant bien des familles qui en tireront profit.

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Appolinaire Ngolongolo (journaliste)

Ce livre entreprend de rompre le silence sur un sujet sensible en France, celui du racisme. Il éclaire les parents sur les méthodes à appliquer pour valoriser l’identité des enfants noirs. Ce livre est visiblement l’aboutissement d’une profonde réflexion et analyses. Il est surtout basé, ce qui est bouleversant et saisissant sur des témoignages et des histoires vraies.
Cependant l’auteure reste lucide, et ses critiques et n’épargnent personne. Elle souligne que de nos jours, certains noirs peuvent être des bourreaux pour les autres noirs, pire que les bourreaux blancs. Elle rend un vibrant hommage à la société française et à son environnement de personnes blanches, grâce à qui elle a pu se construire sur le plan familial, affectif et professionnel.
L’enjeu majeure pour elle, est de préparer et de construire un monde meilleur pour nos enfants et de ne pas nous figer systématiquement dans un passé historique douloureux.
Le problème ne réside pas selon l’auteure dans la couleur de la peau, mais dans le changement du cœur de l’être humain.

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Sandrine F.

Ce livre m'a mise dans l'expectative... il m'a quelque peu hérissée.
J'ai le sentiment qu'il s'agit d'une expérience personnelle, quelque peu amère, qu'on ne peut généraliser.
Et dans ce cas, comment peut on se poser en "conseiller aux familles"pour ne pas dire en "donneuse de leçons".
De l'humour ? je n'ai pas noté peut être parce que je me suis sentie des fois dans le viseur...
Mon avis est qu'on ne peut... ou surtout, on ne doit pas rattacher tous les problèmes à la question raciale.
L'intégration, les relations conjugales ou professionnelles posent les mêmes problèmes à tout un chacun quelque soit sa peau.
Le racisme a toujours existé, existe encore et existera toujours et ce dans toutes les communautés voire même dans une même communauté.
L'intégration, et je parle en général, pas celle des noirs, des arabes ou encore des migrants, non je parle de l'intégration de chacun dans un groupe ne se fait que lorsque vous êtes exactement comme les membres de ce groupe. Je veux dire par là qu'un groupe aura toujours à juger si "l'arrivant" mérite d'avoir sa place parmi ses membres. Là, ce sera la couleur, la corpulence, l'accent, la personnalité...ou encore la tenue vestimentaire, même les mains moites...
Je pense que chacun d'entre nous aurait là une anecdote à raconter. Chacun doit se battre pour avancer et ne crois pas que les blancs vivant dans "un monde de blancs" -pour reprendre tes mots- n'ont pas d'embûches.
Certaines de tes anecdotes m'ont choquée peut être suis je un peu naïve mais la question de l'éducation des enfants qui s'impose à tout parent comporte énormément de facettes qui n'ont rien à voir avec la différence des races.
Nous vivons une époque où tout le monde s'interroge sur "sa place" et sur "sa valeur". Cette société de réussite, et d'excellence fait de nous tous des petits soldats qui combattent au jour le jour tous les obstacles de la vie à l'école, pendant les études, au travail, dans la société.
Elle fait de nous des êtres fragiles à chaque difficulté et c'est là qu'il faut se débattre pour arriver. Où trouver cette force ? sinon en faisant ressortir le meilleur de soi. L'intelligence, la gentillesse, la compassion, l'altruiste, la générosité sont alors les meilleurs armes pour s'opposer aux réticences.
Ainsi je dirais que six enfants sur dix sont mal dans leur peau (au sens figuré). La comparaison est justement malsaine pour avancer sereinement.
Alors je dirais qu'on est tous parents en difficulté à élever nos enfants noirs, blancs, beurs, métisses... et que la plus belle victoire c'est d'arriver sans faire état des différences. Elevons nos enfants dans l'espoir que cette société donne sa chance à qui sait la saisir. C'est donc l'audace et la foi qui feront la différence.
La question des relations entre adultes, dans les couples... est complexe quelque soit les personnes, leur couleur, leur niveau social... et je suis assez horrifiée d'avoir lu que les blancs en couple avec des noirs font ressortir leur racisme à travers leurs attitudes ou leurs engueulades... cela est ta propre traduction encore une fois sur fond racial.
Du coup, j'en ai profité pour questionner ma fille, qui a fait l'école dans une ville très cosmopolite à Villeneuve Saint Georges, sur ses relations à l'école et quelles étaient ses copines et son ressenti.
Il en ressort qu'elle a toujours fini par choisir ses copines pour leur gentillesse et selon les classes elles étaient tantôt blanches, tantôt noires. Elle n'a jamais entendu ni ressenti de racisme envers ses origines.
Et comme une enfant métisse, un peu "assise entre deux chaises", un jour est amenée à se questionner. Vers les huit ans elle avait décrété qu'elle était blanche puis a fini par penser qu'il n'y avait pas à choisir et qu'il y avait avantage à être les deux et blanche et noire puisqu'elle avait bien des deux en elle.
Puis en grandissant elle s'est plutôt rapprochée du côté Guyanais, faut dire qu'elle en a plutôt le physique, c'est la vraie métisse aux cheveux bouclés et le zouk est sa musique préférée.
Aujourd'hui elle travaille, a un copain métisse, une bonne amie noire (Haïtienne) et une bonne amie blanche.
Mais jamais ni son père ni moi n'avons émis de réticence ni n'avons essayé d'orienter ses propos ou ses choix de l'époque ou d'aujourd'hui.

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Irène M.

Bravo. Votre écriture est bluffante. Vous dîtes des choses tellement vraies. Des choses qu'on ose pas toujours avouer. Je pense que la lecture de ce livre devrait être obligatoire pour les parents d'enfants noirs.

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Adjobi

Bravo pour votre contribution à la conscientisation des Français noirs quant à la nécessité d'assumer leur couleur et de promouvoir ou de connaître leur passé. Si vous n'avez pas lu Le grang combat de Ta-Nehisi Coates, lisez-le. Il y parle de sa formation à la culture noire par un père militant. J'espère que vous ne serez pas fâchée de ma franchise quant à certains points de votre livre: http://www.raphaeladjobi.com/archives/2018/08/30/36667824.html

Mme Dzokanga, je suis globalement satisfaite de votre essai que j'ai lu mais j'ai 2 bémols à exprimer: vous parlez bien de restauration nécessaire de l'Afrique mais vos filles portent toutes des prénoms occidentaux et vous déclarez l'universalité du christianisme. J'ai moi même reçu une éducation chrétienne mais je m'en suis affranchie et j'estime que les noirs/métis peuvent être des êtres spirituels sans besoin de l'islam ni du christianisme. C'est mon avis.

Réponse de l'auteur:
Merci pour votre commentaire. Oui je crois et languis après la restauration de l'Afrique. Pour les prénoms, les discussions peuvent être ardues dans un couple,surtout quand il y a mixité. En ce qui concerne la religion, je l'ai brièvement évoquée sans faire de déclarations dogmatiques car ma quête spirituelle n'est pas finie. Surtout parce que je souhaitais alerter les parents sur une réalité, ses conséquences et proposer des solutions pratico-pratiques applicables par tous, indépendamment des croyances religieuses.
Oui, vous avez raison, il existe une spiritualité africaine. L'Afrique est d'ailleurs, et c'est méconnu, à l'origine de toutes les spiritualités.